
« Pascale Gadon-Gonzalez propose une rêverie subjective sur la symbiose des lichens, en zoomant précisément sur la zone où ont lieu les échanges nutritifs entre le champignon et l’algue.[…] A la microscopie se superpose, à l’arrière plan, une photographie de paysage, qui est celle du lieu où a été trouvé le lichen examiné. Le lichen comme mémoire du lieu, dans l’image ou dans l’herbier, ou plus exactement, mémoire de son milieu symbiotique d’origine.[…] L’incrustation du paysage apporte les couleurs à l’image : le montage ne laisse apparaître que les couleurs nuancées -le bleu, le vert et l’ocre de la nature de la campagne charentaise où elle réside. Nulle figuration : le paysage n’est que suggéré, abstrait, pour mieux faire ressortir à l’avant plan le tracé et le mouvement des cellules. Le procédé est inverse à celui des Paysages SP : ici, il y a incrustation du macroscopique dans le microscopique. (Vincent Zonca, 2021, LICHENS, Pour une résistance minimale, ed Le Pommier, coll Symbiose).
Série Contacts/Cellulaires – Impression pigmentaire sur papier Fine-art – Dimensions 50 x 50 cm – (photomicrographies réalisées avec l’aide du CMEAB -Centre de Microscopie Électronique Appliquée à la Biologie)
« L’œil rivé au microscope. Se jouer des échelles. Se jouer des codes. L’infiniment petit comme horizon. Impressions pigmentaires dans la texture même des cellules. Rencontre cellulaire. Transpercer la membrane et s’approcher au plus près du vivant « (Florence Toussan, 2020, Nous sommes lichen – catalogue d’exposition, ed IMIS)








